La Saga Pichard en cinq épisodes

(pour les dates, nous vous renvoyons à la page du “Calendrier prévisionnel”)


Les cinq épisodes de la saga

« Sur la route »

«  Sur La Route » : Une saga familiale à la fois drôle, cynique et tragique. L’histoire des Pichard, l’histoire d’un pays, et de l’exode, à travers la logique d’un mystérieux rituel.

Les origines rituelles et religieuses du théâtre sont connues de tous et il n’est plus à prouver que l’expérience théâtrale est un moment de partage de codes organisés et reconnus, et donc fortement ritualisé dans toutes les sociétés humaines.

Nous découvrons, lors de nos échanges avec les habitants du Pays de Massiac, l’existence d’une matière miraculeuse : l’antimoine. Ce minerai qui a fait la richesse du pays aurait des propriétés médicinales mystérieuses tout en étant un poison puissant. A partir de cette mémoire collective de l’antimoine, nous échafaudons l’histoire d’une famille fictive de mineurs confrontée à la crise : les Pichard. Judas, père d’une famille comptant pas moins de 26 membres, est forcé d’imposer un « sacrifice » annuel guidé par le hasard. Le rituel, version cynique de la galette des rois, a lieu durant la joure de la Picharose, boisson hallucinogène à l’antimoine qui désigne celui qui sera voué à un exil irrémédiable en terre inconnue. Sacralisé, il sera remis en question pendant notre saga. Mais chez les Pichard, tout est histoire de rituel : le repas de famille, la préparation de la Picharose, la découpe du pain… Pour combler le vide et ne pas faire face à la réalité de la situation, le rituel est la seule structure qui leur permet d’accepter l’insupportable.



Voici une présentation sommaire des cinq épisodes de la saga « Sur la route » que nous souhaitons présenter.

L’histoire des Pichard est conçue à la manière d’une série télévisée ou d’un feuilleton.

L’épisode 0 (ou épisode-pilote)

s’ouvre sur une situation intenable après une vingtaine de départs dans la famille Pichard. Durant tout l’épisode-pilote, des allusions au passé intriguent les spectateurs qui découvrent, peu à peu et à demi mot, la vérité sur le fonctionnement de la famille. L’épisode 0 se suspend sur le retour d’un membre de la famille. Ce personnage reste très mystérieux pour créer du suspense. Qui est-il ? Qu’est-il venu faire ? Que va-t-il révéler sur les autres membres de la famille ? Comment va-t-il être reçu ?

L’épisode 1

est une version enrichie de l’épisode 0 (épisode test pour voir si le fonctionnement scénique et dramaturgique fonctionne auprès du public). On y ajoute l’arrivée du mystérieux personnage (appelé le revenant) et la suite de la pièce : réaction de la famille, scène de reconnaissance, émotion, curiosité… Mais la conclusion de la saga n’est pas encore donnée. Elle n’interviendra qu’à l’épisode 5.

Il s’agit ensuite de revenir en arrière à différentes époques de ces 25 dernières années pour comprendre comment la machine rituelle s’est mise en place et a été acceptée et sacralisée par tous les membres des Pichard.

L’épisode 2

intervient en A58. (Nous avons en effet choisi un système de datation inédit, correspondant à l’âge effectif de la famille. A0 correspond à l’année de naissance de Judas et Marie. Judas, le chef de famille, a donc 58 ans à A58. Nous sommes 5 ans après l’établissement du rituel, advenu en A53). Il s’agit du moment où Judas décide, après plusieurs rituels acceptés par les Pichard, de profiter de la fête annuelle du village pour offrir son procédé sacrificiel à la ville et rendre publique cette pratique. Devant une foule enthousiaste et fascinée, il procède au tirage au sort massif. Mais son fils aîné, André, s’oppose au choix de son père et décide d’abandonner le village avec sa femme et ses six enfants. C’est un échec pour Judas et pour la famille Pichard qui, écartée par l’opinion publique, se referme à partir de cette date sur elle-même.

L’épisode 3

trois ans plus tard en A61, raconte le tirage au sort/sacrifice de Judas. Le chef de famille, humilié par la trahison d’André, affecté par l’accident du jeune Pierre (fils de Jean) à la mine, commence à douter du bien fondé de son entreprise. Il s’adresse à chacun de ses enfants avant de décider de tricher pour se faire désigner par le rituel. Seule Marie est au courant de la supercherie mais doit garder le secret par respect pour son mari. C’est à partir de la que le rituel va être sacralisé, cristallisé, par l’ensemble de la famille, la figure messianique du grand-père Judas aidant à l’instauration d’une temporalité Pichard coupée du reste du monde.

L’épisode 4

deux ans plus tard (A63), met en lumière deux personnages très différents et pourtant jumeaux : Joséphine et Thomas. Les enfants d’Agnès et de Philippe, sont à l’opposé l’un de l’autre : Thomas est un rêveur, comme son poète de père qui a été exclu de la famille des années auparavant, et ne pense qu’à s’envoler vers d’autres horizons. Joséphine, elle, a les pieds sur terre et aime la propriété Pichard. Depuis cinq ans, elle a entrepris de faire pousser une nouvelle variété de rose, la rose Marie, sur les terrains qui jouxtent la mine. Un ingrédient mystérieux du sol (l’antimoine) les rend uniques, luxuriantes et magnifiques. Mais un jour, un incendie (criminel ?) ravage les plantations et c’en est fini de cette culture qui aurait pu aider les Pichard à sortir de leur situation de plus en plus difficile. La spécularité proposée par les jeunes jumeaux, qui vont être choisis par le rituel le jour-même de leurs dix-huit ans, approfondit la question du départ. Le désir d’ailleurs et le besoin d’ici se résolvent dans cet épisode par un départ mi-forcé mi-choisi, qui laisse ouvertes toutes interprétations. Cet épisode donne en outre l’occasion de préciser la cristallisation et la mécanique du rituel Pichard, jusque là plutôt sobre.


L’épisode 5

est le spectacle final qui reprend tous les épisodes, version allongée, conclusive et plus expérimentale de l’épisode 1. En effet, au cours de la journée de l’an A73 (le même que pour l’épisode 1) qui va déterminer quel Pichard sera envoyé sur la route pour la 14e fois (en effet, si le rituel était annuel dans sa version initiale, il fut décidé de le réserver aux personnes majeures, et tous les deux ans, à partir du départ de Judas), l’évocation de souvenirs des disparus occasionne des scènes de flashback (des épisodes 2, 3 et 4) jouées par les comédiens comme s’ils étaient au présent. Au terme de cette journée et du retour du mystérieux personnage (le revenant), trois fins possibles sont proposées au public. Ce sont ces trois alternatives qui donneront un sens différent à l’ensemble de la saga.

La Saga Pichard en cinq épisodes

(pour les dates, nous vous renvoyons à la page du “Calendrier prévisionnel”)


Les cinq épisodes de la saga

« Sur la route »

«  Sur La Route » : Une saga familiale à la fois drôle, cynique et tragique. L’histoire des Pichard, l’histoire d’un pays, et de l’exode, à travers la logique d’un mystérieux rituel.

Les origines rituelles et religieuses du théâtre sont connues de tous et il n’est plus à prouver que l’expérience théâtrale est un moment de partage de codes organisés et reconnus, et donc fortement ritualisé dans toutes les sociétés humaines.

Nous découvrons, lors de nos échanges avec les habitants du Pays de Massiac, l’existence d’une matière miraculeuse : l’antimoine. Ce minerai qui a fait la richesse du pays aurait des propriétés médicinales mystérieuses tout en étant un poison puissant. A partir de cette mémoire collective de l’antimoine, nous échafaudons l’histoire d’une famille fictive de mineurs confrontée à la crise : les Pichard. Judas, père d’une famille comptant pas moins de 26 membres, est forcé d’imposer un « sacrifice » annuel guidé par le hasard. Le rituel, version cynique de la galette des rois, a lieu durant la joure de la Picharose, boisson hallucinogène à l’antimoine qui désigne celui qui sera voué à un exil irrémédiable en terre inconnue. Sacralisé, il sera remis en question pendant notre saga. Mais chez les Pichard, tout est histoire de rituel : le repas de famille, la préparation de la Picharose, la découpe du pain… Pour combler le vide et ne pas faire face à la réalité de la situation, le rituel est la seule structure qui leur permet d’accepter l’insupportable.



Voici une présentation sommaire des cinq épisodes de la saga « Sur la route » que nous souhaitons présenter.

L’histoire des Pichard est conçue à la manière d’une série télévisée ou d’un feuilleton.

L’épisode 0 (ou épisode-pilote)

s’ouvre sur une situation intenable après une vingtaine de départs dans la famille Pichard. Durant tout l’épisode-pilote, des allusions au passé intriguent les spectateurs qui découvrent, peu à peu et à demi mot, la vérité sur le fonctionnement de la famille. L’épisode 0 se suspend sur le retour d’un membre de la famille. Ce personnage reste très mystérieux pour créer du suspense. Qui est-il ? Qu’est-il venu faire ? Que va-t-il révéler sur les autres membres de la famille ? Comment va-t-il être reçu ?

L’épisode 1

est une version enrichie de l’épisode 0 (épisode test pour voir si le fonctionnement scénique et dramaturgique fonctionne auprès du public). On y ajoute l’arrivée du mystérieux personnage (appelé le revenant) et la suite de la pièce : réaction de la famille, scène de reconnaissance, émotion, curiosité… Mais la conclusion de la saga n’est pas encore donnée. Elle n’interviendra qu’à l’épisode 5.

Il s’agit ensuite de revenir en arrière à différentes époques de ces 25 dernières années pour comprendre comment la machine rituelle s’est mise en place et a été acceptée et sacralisée par tous les membres des Pichard.

L’épisode 2

intervient en A58. (Nous avons en effet choisi un système de datation inédit, correspondant à l’âge effectif de la famille. A0 correspond à l’année de naissance de Judas et Marie. Judas, le chef de famille, a donc 58 ans à A58. Nous sommes 5 ans après l’établissement du rituel, advenu en A53). Il s’agit du moment où Judas décide, après plusieurs rituels acceptés par les Pichard, de profiter de la fête annuelle du village pour offrir son procédé sacrificiel à la ville et rendre publique cette pratique. Devant une foule enthousiaste et fascinée, il procède au tirage au sort massif. Mais son fils aîné, André, s’oppose au choix de son père et décide d’abandonner le village avec sa femme et ses six enfants. C’est un échec pour Judas et pour la famille Pichard qui, écartée par l’opinion publique, se referme à partir de cette date sur elle-même.

L’épisode 3

trois ans plus tard en A61, raconte le tirage au sort/sacrifice de Judas. Le chef de famille, humilié par la trahison d’André, affecté par l’accident du jeune Pierre (fils de Jean) à la mine, commence à douter du bien fondé de son entreprise. Il s’adresse à chacun de ses enfants avant de décider de tricher pour se faire désigner par le rituel. Seule Marie est au courant de la supercherie mais doit garder le secret par respect pour son mari. C’est à partir de la que le rituel va être sacralisé, cristallisé, par l’ensemble de la famille, la figure messianique du grand-père Judas aidant à l’instauration d’une temporalité Pichard coupée du reste du monde.

L’épisode 4

deux ans plus tard (A63), met en lumière deux personnages très différents et pourtant jumeaux : Joséphine et Thomas. Les enfants d’Agnès et de Philippe, sont à l’opposé l’un de l’autre : Thomas est un rêveur, comme son poète de père qui a été exclu de la famille des années auparavant, et ne pense qu’à s’envoler vers d’autres horizons. Joséphine, elle, a les pieds sur terre et aime la propriété Pichard. Depuis cinq ans, elle a entrepris de faire pousser une nouvelle variété de rose, la rose Marie, sur les terrains qui jouxtent la mine. Un ingrédient mystérieux du sol (l’antimoine) les rend uniques, luxuriantes et magnifiques. Mais un jour, un incendie (criminel ?) ravage les plantations et c’en est fini de cette culture qui aurait pu aider les Pichard à sortir de leur situation de plus en plus difficile. La spécularité proposée par les jeunes jumeaux, qui vont être choisis par le rituel le jour-même de leurs dix-huit ans, approfondit la question du départ. Le désir d’ailleurs et le besoin d’ici se résolvent dans cet épisode par un départ mi-forcé mi-choisi, qui laisse ouvertes toutes interprétations. Cet épisode donne en outre l’occasion de préciser la cristallisation et la mécanique du rituel Pichard, jusque là plutôt sobre.


L’épisode 5

est le spectacle final qui reprend tous les épisodes, version allongée, conclusive et plus expérimentale de l’épisode 1. En effet, au cours de la journée de l’an A73 (le même que pour l’épisode 1) qui va déterminer quel Pichard sera envoyé sur la route pour la 14e fois (en effet, si le rituel était annuel dans sa version initiale, il fut décidé de le réserver aux personnes majeures, et tous les deux ans, à partir du départ de Judas), l’évocation de souvenirs des disparus occasionne des scènes de flashback (des épisodes 2, 3 et 4) jouées par les comédiens comme s’ils étaient au présent. Au terme de cette journée et du retour du mystérieux personnage (le revenant), trois fins possibles sont proposées au public. Ce sont ces trois alternatives qui donneront un sens différent à l’ensemble de la saga.

À propos:

Un spectacle proposé par "Les Dé(g)rangés". Prix "Initiative Jeunes Nationale" du Programme Européen Jeunesse en Action 2011.

Abonnements: